{"id":653,"date":"2023-07-15T11:02:17","date_gmt":"2023-07-15T09:02:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.nds.armentierois.fr\/?page_id=2"},"modified":"2023-08-11T12:43:27","modified_gmt":"2023-08-11T10:43:27","slug":"page-d-exemple-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/louis.armentierois.fr\/","title":{"rendered":"Histoire de l&rsquo;\u00e9glise"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"853\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247.jpg?resize=640%2C853&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-935\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https:\/\/i0.wp.com\/louis.armentierois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/img_2247-scaled.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019abb\u00e9 Pierre-Louis-\u00c9douard Huet (1849-1916) qui eut le projet d\u2019\u00e9lever une \u00e9glise dans le quartier des Pr\u00e8s du Hem.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 des concours pr\u00e9cieux et \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 d\u2019industriels, l\u2019\u00e9glise va se construire sur un terrain achet\u00e9 en d\u00e9cembre 1911 par l\u2019industriel Alfred Breuvart. Armenti\u00e8res comptait alors 28&nbsp;625&nbsp;habitants. La construction commence en 1912, suivant les plans de l\u2019architecte lillois Maurice Cockenpot (1879-1949), \u00e9tablis en janvier 1912.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle prend le nom de Saint-Louis, patron des ouvriers du textile, et pr\u00e9nom de plusieurs industriels bienfaiteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>B\u00e9ni le 14 septembre 1913 par Mgr &nbsp;Alexis-Armand Charost (1860-1930), l\u2019\u00e9difice de style gothique, \u00e0 trois nefs, avec des proportions assez vastes s\u2019ouvrait par un porche puissant \u00e0 vo\u00fbte d\u2019ar\u00eates, sur une nef centrale \u00e0 grande \u00e9lanc\u00e9e. Gr\u00e2ce au d\u00e9vouement de son premier pasteur, l\u2019abb\u00e9 Anatole Dutemple, l\u2019\u00e9glise fut pourvue de presque tout son mobilier dont une partie, l\u2019autel et la chaire provisoires, avait \u00e9t\u00e9 offerte par l\u2019Institution Saint-Jude. La cr\u00e9ation de l\u2019\u00e9cole de la rue des Patineurs s\u2019ensuivit et fut plac\u00e9e sous la direction de Melle &nbsp;Combes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une entr\u00e9e en guerre dramatique<\/h2>\n\n\n\n<p>Moins d\u2019un an apr\u00e8s la b\u00e9n\u00e9diction, la France entre en guerre avec l\u2019Allemagne le 1er &nbsp;ao\u00fbt 1914. L\u2019abb\u00e9 Dufour, pr\u00eatre de la paroisse, se trouve au c\u0153ur d\u2019un incident douloureux pour la ville. Par une f\u00e2cheuse co\u00efncidence, le 10&nbsp;octobre, il fait sonner la cloche pour inviter les fid\u00e8les \u00e0 la messe au moment m\u00eame o\u00f9 les troupes allemandes entrent dans la ville. Arr\u00eat\u00e9 et menac\u00e9 de mort, le pr\u00e9lat ne doit son salut qu\u2019au paiement d\u2019une forte amende vers\u00e9e par la Ville, dirig\u00e9e alors par Henri Chas fils (1872-1941). Montant de la facture&nbsp;: plus de 10&nbsp;000&nbsp;francs. Il ne restait alors plus que 1&nbsp;500&nbsp;francs dans les caisses pour aider les pauvres et les personnes relevant du bureau de bienfaisance.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1914, d\u00e8s leur arriv\u00e9e \u00e0 Armenti\u00e8res, les Allemands creusent des tranch\u00e9es dans les Pr\u00e9s du Hem pour installer des canons et consolider ainsi leur position pour r\u00e9sister \u00e0 une \u00e9ventuelle attaque par Nieppe.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019occupation commence par un drame. Le jeudi 15 octobre, l\u2019occupant arr\u00eate quatre Armenti\u00e9rois, les conduit au caf\u00e9 Catteau (aujourd\u2019hui la brasserie Les Cinq Chevaliers, \u00e0 l\u2019angle des rues de Messines et des R\u00e9sistants), face \u00e0 la gare annexe (aujourd\u2019hui l\u2019entreprise de vente et de montage de pneus Speedy), o\u00f9 l\u2019\u00e9tat-major allemand a \u00e9tabli ses quartiers. Accus\u00e9s de porter des cartouches allemandes et donc consid\u00e9r\u00e9s comme espions au service des Anglais, les quatre malheureux sont imm\u00e9diatement ex\u00e9cut\u00e9s, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 contraints de creuser leur tombe, dans le terrain vague de la gare annexe&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir du 20 octobre 1914, les bombardements sont presque journaliers. L\u2019ennemi s\u2019acharne sur les chemin\u00e9es d\u2019usine et sur les clochers des \u00e9glises qui constituaient d\u2019excellents observatoires pour les Anglais. Le 22 juillet 1916, la fl\u00e8che de l\u2019\u00e9glise Saint-Louis est touch\u00e9e \u00e0 sa base et s\u2019effondre de tout son poids sur la vo\u00fbte principale. Puis, les rafales d\u2019obus s\u2019abattent sur les murailles, le clocher. En ville, la situation devenant intenable, l\u2019ordre d\u2019\u00e9vacuation totale est donn\u00e9 le 12 ao\u00fbt 1917 par les autorit\u00e9s anglaises.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La reconstruction<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9glise Saint-Louis fut la seule \u00e9glise d\u2019Armenti\u00e8res \u00e0 ne pas \u00eatre an\u00e9antie, bien que s\u00e9rieusement \u00e9branl\u00e9e. La cloche avait disparu, emport\u00e9e par les Allemands qui avaient occup\u00e9 la cit\u00e9 du 9 avril au 10 octobre 1918. Et en 1919, les d\u00e9combres de la ville furent d\u00e9vers\u00e9s dans les Pr\u00e9s du Hem.<\/p>\n\n\n\n<p>En attendant la r\u00e9ouverture de l\u2019\u00e9glise, les c\u00e9r\u00e9monies religieuses se firent d\u2019abord chez un particulier, Romain Rondelez, avenue Bayart, puis dans la chapelle des Petites S\u0153urs des Pauvres de l\u2019hospice Mahieu, rue Denis-Papin. Le 15 ao\u00fbt 1920, f\u00eate de l\u2019Assomption de la Vierge, les locaux restaur\u00e9s de l\u2019\u00e9cole de la rue des Patineurs servent d\u2019\u00e9glise provisoire. L\u2019enseignement scolaire est dispens\u00e9 \u00e0 l\u2019Institution Saint-Jude, pour les gar\u00e7ons, et \u00e0 la rue Butin, pour les filles et les enfants. L\u2019\u00e9cole du quartier est rouverte en 1922. Les religieuses de la congr\u00e9gation de la Nativit\u00e9 de Notre-Seigneur J\u00e9sus-Christ, qui dispensent l\u2019enseignement sont log\u00e9es dans la maison de fonction de la rue des Patineurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 22 novembre 1922, enfin, l\u2019\u00e9glise rouvre ses portes avec une nouvelle cloche, appel\u00e9e&nbsp;<em>Marie-Claude<\/em>, don de M. et Mme Charvet. Les vitraux ne seront install\u00e9s qu\u2019en 1932 par les peintres verriers Charles David et Lesage de Lille. Dans le fond de l\u2019\u00e9glise, un petit monument compos\u00e9 d\u2019un ange ail\u00e9 pr\u00e8s duquel un soldat est appuy\u00e9, porte les noms grav\u00e9s de soixante soldats du quartier Saint-Louis, tu\u00e9s lors de la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p>La renaissance du quartier entra\u00eene l\u2019ouverture de nouvelles rues, comme la rue des Patineurs.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Nouvelle \u00e9preuve<\/h2>\n\n\n\n<p>Lors de la Seconde Guerre mondiale, l\u2019aviation allemande bombarde Armenti\u00e8res pendant quatre jours, du 24 au 27&nbsp;mai 1940. Le bombardement du 27&nbsp;mai \u00e9branle l\u2019\u00e9glise Saint-Louis et brise quelques vitraux. Ils seront restaur\u00e9s par le peintre verrier Jean Laurant de Lambersart en 1950. En 1972, c\u2019est l\u2019ouverture de la derni\u00e8re rue du quartier, Bracke-Desrousseaux, la vingti\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p>Les religieuses de l\u2019\u00e9cole, m\u00e8re Marie, s\u0153ur V\u00e9ronique et s\u0153ur Faustine, quittent Armenti\u00e8res en 1977, et seule une tombe au cimeti\u00e8re communal rappelle leur pr\u00e9sence dans la ville. Dans cette tombe reposent m\u00e8re Victoria Roman (1873-1936) et s\u0153ur Marie-Agn\u00e8s Marson (1908-1968). La figure marquante de cette communaut\u00e9 religieuse reste, pour de nombreux paroissiens, s\u0153ur Marie-Clara qui a pass\u00e9 vingt-sept&nbsp;ann\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cole Saint-Louis, de 1933 \u00e0 1960.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1980, l\u2019abb\u00e9 Libeer quitte la paroisse pour \u00eatre remplac\u00e9 par l\u2019abb\u00e9 Joseph Delepierre. Peu apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de ce dernier, d\u2019importants travaux sont entrepris, en 1983. Un nouveau coq est install\u00e9. Il est malheureusement victime de la temp\u00eate du 25&nbsp;janvier 1990. Elle brise la croix qui le supportait. Descendu de son perchoir, il n\u2019est replac\u00e9 qu\u2019en mai 1992.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019abb\u00e9 Delepierre, dernier cur\u00e9 de la paroisse, d\u00e9c\u00e8de en 1996. Il est remplac\u00e9 par l\u2019abb\u00e9 G\u00e9rard R\u00e9niers, \u00e9galement cur\u00e9 de Saint Vaast et de Saint-Roch. En effet, suite \u00e0 une diminution significative de la vocation, le manque de pr\u00eatres entra\u00eene le regroupement des \u00e9glises.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis le 30\u00a0novembre 1997, l\u2019\u00e9glise Saint-Louis fait partie de la paroisse des Douze-Ap\u00f4tres qui comprend aussi les \u00e9glises Saint-Vaast et Saint-Roch (ferm\u00e9e et abattue en d\u00e9cembre 2002). L\u2019abb\u00e9 R\u00e9niers a laiss\u00e9 sa place \u00e0 l\u2019abb\u00e9 Bruno Leurent en 1998,  remplac\u00e9 en 2007 par l\u2019abb\u00e9 Maurin Van Meenen et en 2016 par l&rsquo;abb\u00e9 Luc Lesage<\/p>\n\n\n\n<p>Les vitraux de l&rsquo;\u00e9glise ont \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9s en 2020 et les protections de ces derniers ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019abb\u00e9 Pierre-Louis-\u00c9douard Huet (1849-1916) qui eut le projet d\u2019\u00e9lever une \u00e9glise dans le quartier des Pr\u00e8s du Hem. 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